Qu’est ce que l’Art Naïf?

Le terme « naïf » a été employé la première fois pour qualifier les oeuvres du Douanier Rousseau qui se fit connaitre avec éclat lors de la fondation du salon des Artistes Indépendants en 1886. Dès lors, c’est ainsi que l’on a qualifié les artistes qui n’ont reçu aucun enseignement en art graphique et pictural : leur art se caractérise notamment par l’absence de perspectives et par une approche bidimensionnelle des objets.Créant leurs propres techniques, ces artistes libres de toutes contraintes et de toute logique ont été tout d’abord méprisés par bon nombre d’artistes et critiques d’art. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que l’Art Naïf a été véritablement reconnu et apprécié. Depuis, cet art ne cesse de s’étendre à travers le monde et suscite un vif intérêt.

Des caractères apparents…

Face à une toile, l’étonnement est le premier réflexe visuel du spectateur qui est surpris devant une candeur d’âme, une simplicité ingénue ou ingénieuse, une drôlerie, un sentimentalisme attendrissant. Un parfum d’innocence se dégage et peu importe que la naïveté soit feinte ou réelle. Le dépaysement insolite ou charmeur que l’on ressent est aussi un des critères à retenir. Il en est de même de la fraîcheur d’expression car les naïfs ont conservé et nous restituent la fraîcheur de leur enfance; leur pays d’élection n’est-il pas celui de l’illusion et du rêve?

Nous pouvons aussi être frappés par un certain infantilisme mais l’art Naïf, sous sa désinvolture, cache des conventions techniques et optiques très élaborées, une volonté de structuration et d’harmonie visuelle dont l’enfant ne s’embarrasse guère.

De même rappelons que l’insuffisance technique qui peut se manifester dans les perspectives et dans les proportions n’est pas indispensable au genre.Certes, des défauts par maladresses existent souvent mais certains peuvent être, ne l’oublions pas, voulus.

La gaucherie n’est pas une caractéristique fondamentale de l’art Naïf.

Les naifs aiment utiliser le procédé de la stylisation dans une volonté soit d’embellissement, soit de signification sentimentale, commémorative, fictive ou autre, soit de sublimation visionnaire, mythique, symbolique, etc…La simplification est aussi un moyen de dépassement dont ils se servent d’instinct, parfois pour tourner quelques difficultés mais surtout pour imprégner leurs créations d’un pouvoir siginfiant, plus direct.

Leurs oeuvres ont souvent un aspect conteur car ils affectionnent illustrer des histoires, évoquer les travaux champêtres, les plaisirs bucoliques ou populaires, les grands évènements de la vie (anniversaires,mariages, etc…)

L’idéalisation est aussi une autre de leurs caractéristiques.Ils éprouvent le désir d’embellir la réalité, de la sublimer par la poésie ou quelque autre moyen moins formel.

Textes de : Agnès Richet – Frédérique Canourgues et Marina Varouta.

Les plus grands peintres de l’Art Naïf

 

Henri Rousseau (Douanier Rousseau , 1844-1960)

C’est le chef de file de l’Art Naïf. Artiste français il a souvent peint des tableaux mettant en scène des animaux sauvages au coeur de la jungle. Il trouvait son inspiration au jardin botanique de Paris.

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La charmeuse de serpent, 1907

Louis Vivin (1861-1936)

Dans ses œuvres de jeunesse, Vivin se révèle surtout par des vues de son pays natal, exécutées de souvenir, dans un style exact quant au dessin, remarquable déjà quant à la finesse du coloris et la distinction du sentiment.

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Notre Dame de Paris, 1933

 

Séraphine de Sentis (1864-1942)

Elle a d’abord travaillé comme bergère puis comme domestique. Ses tableaux gorgés de lumière et de couleurs sont parfois interprétés comme le reflet de son état psychique.

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Bouquet de fleurs.

 

 

 André Bauchant ( 1873-1958)

Autodidacte de grand talent, on lesurnomma le peintre jardinier car il fut longtemps pépiniériste de métier. Il débuta la peinture durant la Première Guerre mondiale.

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Le fruitier, 1957

Camille Bombois (1833-1970)

Fils d’un batelier, Camille Bombois fut tour à tour gardien de troupeaux, valet de ferme,
hercule de foire, terrassier, typographe,
avant de pouvoir, à partir de 1922, se consacrer entièrement à la peinture.

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Le repos des gens du cirque, 1930

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